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À partir d’une enquête ethnographique issue de sa thèse de science politique, menée auprès de femmes de chambre en grève, Saphia Doumenc interroge dans cet article les ressorts intersectionnels de mobilisations pourtant souvent qualifiées d’ « improbables ». Elle montre que le capital militant ne se construit pas seulement au sein des organisations politiques ou syndicales, mais aussi dans des expériences sociales ordinaires liées à la migration, au travail reproductif, aux sociabilités religieuses ou aux réseaux communautaires.
Dans cet article, Claude Dargent retrace la manière dont le facteur religieux s’est progressivement imposé comme une variable explicative du comportement électoral. Il présente les principaux acquis de la sociologie électorale concernant l’influence de l’appartenance religieuse sur les attitudes et les choix politiques des citoyens, en montrant que la religion demeure l’une des « variables lourdes » du vote malgré les transformations contemporaines du paysage religieux français. Il propose enfin une actualisation de ces résultats à la lumière des élections présidentielle et législatives de 2024.
Dans cet article, Marie-Paule Couto montre que les transformations des modalités d'accès à l'enseignement supérieur dessinent un nouveau régime de sélection scolaire. Elle analyse les recompositions récentes de la ségrégation sociale et scolaire dans l’enseignement supérieur, dont elle souligne la fragmentation accrue.
Dans cet article, Christophe Le Digol retrace la construction historique du clivage gauche-droite comme principe de classement politique. Il montre ensuite comment les catégories qui le fondent font, depuis plusieurs années, l'objet de contestations et de recompositions, sous l'effet des bouleversements du système partisan et de luttes symboliques visant à définir les catégories à travers lesquelles la politique est pensée.
À l'occasion de la publication de son ouvrage L'économie de la violence, Mathieu Couttenier revient sur les principaux résultats de la recherche en économie concernant les facteurs des conflits armés et les coûts qu'ils engendrent. Mieux comprendre les mécanismes à l'œuvre dans les dynamiques de violence est en effet indispensable pour éclairer la conception de dispositifs susceptibles d'en limiter la résurgence.
Dans cette séance du séminaire « Re/lire les sciences sociales », Kevin Diter et Régine Sirota présentent la traduction française de l'ouvrage d'Annette Lareau Unequal childhoods, parue en 2024. Leurs interventions et la discussion d'Emilie Grisez qui leur fait suite mettent en lumière les principaux apports de cet ouvrage, tout en proposant une réflexion sur les écarts de contextes et de traditions théoriques entre la France et les États-Unis.
Dans cet entretien, Nathan Ferret présente ses travaux sociologiques sur les plateformes de live streaming. Il analyse les interactions et pratiques qui caractérisent ces espaces numériques, ainsi que les investissements politiques dont font l'objet certaines chaînes.
Dans cette conférence, Nicolas Duvoux présente la thèse centrale de son dernier ouvrage ainsi que les principaux résultats qui en découlent. Il montre que l'analyse de la manière dont les individus se projettent subjectivement dans l'avenir constitue un principe d'intelligibilité des classes sociales, et permet de mieux comprendre les rapports de domination dans les sociétés contemporaines.
Dans cette conférence, Nicolas Renahy présente les résultats de son ethnographie auprès d'ouvriers retraités de l'usine Peugeot de Sochaux-Montbéliard, militants et militantes à la CGT. Cette revisite d'un terrain qui a déjà fait l'objet d'enquêtes sociologiques permet de documenter les transformations du groupe, du travail et du militantisme ouvriers, tout en analysant finement les rapports de classe, d'âge et de genre dans lesquels sont pris les enquêté(e)s.
Dans cet article, Marta Veljkovic met en lumière l'intérêt de l’étude de la mobilité intragénérationnelle et présente les faits saillants concernant son niveau, sa structure et ses transformations en France entre 1970 et 2015. Elle montre ainsi en quoi l'analyse de cet objet permet de renouveler la réflexion sur la stratification sociale, notamment dans une perspective d'inégalités de classe et de genre.
Dans cette conférence organisée par les Amis de Thorstein Veblen et l’APSES Lyon, Bernard Lahire répond aux questions de Bernard Drevon autour de son ouvrage Les structures fondamentales des sociétés humaines.